Il y a des jours où une simple balade devient une révélation . Rien de prévu, rien d’exceptionnel. Juste une marche, les écouteurs dans les oreilles, la voix d’Anthony Kiedis des Red Hot Chili Peppers qui résonne à plein volume dans Under the Bridge . Une chanson de mélancolie, de solitude et de quête intérieure. Et puis, soudain, au détour d’une rue de Tours, un détail accroche le regard. Deux jouets posés là , contre un mur, au pied d’un portail en fer. Abandonnés ? Oubliés ? Offerts au hasard des passants ? Nul ne le sait. Mais leur présence, incongrue , se charge d’un sens inattendu. Une créature au regard fuyant, presque maladroite. À ses côtés, un cygne blanc, la tête haute, le cou dressé, les yeux fixés vers l’horizon. Deux silhouettes de plastique, immobiles mais tellement parlantes. Je sors mon téléphone , m’accroupis, cadre en noir et blanc, et déclenche. La couleur aurait brouillé le message. Ici, seule la posture compte, seule la forme raconte. L’art de voir ce que le hasa...
Les histoires cachées derrière chaque image urbaine en noir et blanc