(Tours, un matin clair) Il y a des jours où la ville semble vibrer d’une lumière trop franche, presque insolente . Ce matin-là, je n’avais pas prévu de saisir quelque chose de précis. J’étais simplement sorti en « mode chasse » , comme j’aime le dire, l’appareil à la main, l’œil à demi disponible, guettant ce qui pourrait s’offrir. Mon pas si vieux Sony , fidèle compagnon de tant de marches, portait encore les traces d’autres rues, d’autres lumières, d’autres histoires. Je ne savais pas encore qu’il vivait ses derniers mois, peut-être ses derniers jours... La rue Nationale s’étirait devant moi, baignée d’un éclat presque méditerranéen. Les façades blanches captaient le soleil et le renvoyaient en éclats mouvants sur les vitres des boutiques. Je marchais lentement, musique dans les oreilles , attentif au rythme des pas, aux ombres courtes, aux silhouettes pressées. Puis mon regard s’est arrêté sur l’autre trottoir, sur une scène ordinaire... tellement banale qu’elle en devenait i...
Les histoires cachées derrière chaque image urbaine en noir et blanc